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  • Pass'sanitaire et accès aux églises: la présentation du pass'sanitaire ne sera pas demandée pour les célébrations et événements cultuels (messes, mariages, baptêmes, obsèques...) suite au décret du 20 juillet 2021, mais nécessaire pour des événements culturels tels que les concerts ... ET RESPECT POUR TOUTES CELEBRATIONS DES REGLES SANITAIRES : masques y compris pour les enfants, places assises obligatoires y compris pour les enfants, respect de la limitation des places disponibles...
  • Eglise St Martin fermée du lundi 10 janvier au samedi 26 février,pour travaux de réfection de l'installation électrique et d'éclairage. Messes de semaine et temps d'adoration au presbytère, rue des poilus ; célébrations du dimanche et baptêmes, mariages, obsèques... dans les deux autres églises
  • Les messes du week end: samedi 18h30 à St Jean-Marie Vianney; dimanche 9h30 à St Jacques, 10h30 à St Jean-Marie Vianney et 11h à St Martin (ce 9 janvier).
  • Les messes de semaine : mardi 18h à St Jean-Marie Vianney; mercredi 8h30 à St Martin-presbytère et 18h à St Jean-Marie Vianney; jeudi 8h30 à St Jean-Marie Vianney et 18h à St Jacques ; vendredi à 8h30 à St Martin-presbytère et 18h à St Jean-Marie Vianney
  • Adoration, écoute et réconciliation tous les mercredis de 18h30 à 19h30 à St Martin-presbytère 

  • permanences des accueils: à St Jean-Marie Vianney les mardis et vendredi de 17h à 19h et samedis de 10h à 12h; à Pessac Centre/St Martin-rue des poilus: les samedi de 10h à 12h
  • activités pastorales, informations, CONFESSIONS..... sur le site FED:Feuille Domicale et sur l'agenda du site)

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    • MOT DU CURE DIMANCHE 09 Janvier 2022

      Frères et sœurs, le temps de Noël est le temps de l’Incarnation : « Et le Verbe s’est fait chair ! ».  Dans cette concrétisation, cette humanisation de Dieu en quelque sorte, nous recevons le cadeau incroyable d’une présence adaptée à nous.  Il se place dans le quotidien, le vulgaire de notre humanité, au sens premier du terme, « commun à tous », sans distinction particulière. Dans cet ordinaire, il inscrit la transcendance de l’amour, la seule capable de tout habiter, jusqu’au plus humble des actes, pour en faire une graine de vie éternelle. C’est merveilleux mais c’est aussi un défi qu’il nous lance. Car s’il se fait chair, il se fait humain, et même s’il a été sans péché, il épouse notre humanité pécheresse, limitée, inconstante, parfois désespérante …Il inscrit sa Vie au cœur de notre humanité fragile, contradictoire, égoïste, aisément trompée par elle-même. L’évangile en témoigne : combien de passages montrent la lourdeur de compréhension spirituelle des hommes, à commencer par ses propres apôtres ! Jésus vient de faire un signe incroyable en multipliant les pains et ils ne pensent qu’aux miches de pain qu’ils auraient dû garder pour le repas suivant ;  il parle de servir : ils cherchent à prendre les meilleurs places…Le Verbe s’est fait chair, il s’est fait homme, humanité pleine de défauts, d’égoïsme, de vanité, d’orgueil, d’intérêts…L’Eglise dans toute son histoire peut ainsi nous désespérer devant tant de mélanges où le religieux est finalement devenu moyen de domination, d’élévation personnelle, d’enrichissement. La communauté humaine peut aussi nous décourager, en premier lieu par le dévoiement de la plus belle invention de l’homme, la République, res publica, chose commune, bien commun, responsabilité partagée. Nos politiciens, auxquels on ne peut enlever le mérite d’oser embrasser ces responsabilités si difficiles à assumer, nous offrent hélas parfois un spectacle semblable à celui d’une cour de récréation enfantine où toute parole, tout événement, est occasion de discréditer l’autre le plus possible et où finalement tout n’est plus qu’affaire d’image. On pourrait grandement désespérer de ce spectacle et basculer dans le « tous incapables ! ». La sagesse chrétienne nous invite au contraire à accepter la radicale et permanente insuffisance humaine en nous rappelant combien « nous tous, humains, » pouvons être si terriblement superficiels,  ou  injustes,  et, l’instant d’après, si profondément divins dans la gratuité dont nous sommes  capables. Ne nous étonnons pas de la superficialité de nos frères en humanité et regardons la nôtre en face. Prions en cette année électorale que le Seigneur nous garde de la culture de l’image, du discrédit et de l’injure, de la condamnation hautaine et du mépris, qui n’engendre que la division. N’oublions jamais que dans les défauts évidents de la chair, en chacun se tient caché un Verbe, une parole d’amour déposée par Dieu.

      Père Frédéric-Marie