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  • Pass'sanitaire et accès aux églises? La présentation du pass'sanitaire ne sera pas demandée pour les célébrations et événements cultuels (messes, mariages, baptêmes, obsèques...) suite au décret du 20 juillet 2021, mais nécessaire pour des événements culturels tels que concerts...
  •  21 novembre: collecte nationale du Secours Catholique
  • Les messes du week end à partir du 4 septembre: samedi 18h30 à St Jean-Marie Vianney; dimanche 9h30 à St Jacques, 10h30 à St Jean-Marie Vianney et 11h à St Martin .
  • Les messes de semaine à partir du 31 août: mardi 18h à St Jean-Marie Vianney; mercredi 8h30 à St Martin et 18h à St Jean-Marie Vianney; jeudi 8h30 à St Jean-Marie Vianney et 18h à St Jacques ; vendredi à 8h30 à St Martin et 18h à St Jean-Marie Vianney
  • Adoration, écoute et réconciliation tous les mercredi de 18h30 à 19h30 à St Martin
  • permanences des accueils: à St Jean-Marie Vianney les mardis et vendredi de 17h à 19h et samedis de 10h à 12h; à Pessac Centre/St Martin-rue des poilus: les samedi de 10h à 12h
  • activités pastorales informations sur le site FED:Feuille Domicale et sur l'agenda du site)

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    • MOT DU CURE DIMANCHE 28 NOVEMBRE 2021 / THEME SYNODE « CORESPONSABLES dans la MISSION »

      Frères et sœurs, nous poursuivons notre méditation des mises en garde de Jésus afin que nous nous nous préparions à discerner les signes des temps. Ce discernement n’est pas une sorte de représentation précise de la chronologie des événements conduisant au retour du Seigneur qui nous permettrait, le moment venu, de ne pas être surpris. Une des constantes des mises en garde de Jésus, en effet, c’est que cet instant sera soudain et surprenant ! Nul ne connaît ni le jour ni l’heure… Alors pourquoi autant insister sur ces signes et les détailler ? D’ailleurs, à trop les entendre, on peut finir par prendre peur ! Sans doute est-ce d’abord parce que l’accumulation des dangers, des violences, des échecs pourrait nous faire douter en ce que nous vivons, faisons, en la fécondité de nos prières. « N’ayez pas peur » pourrait donc être la parole clé de toutes ces prophéties. Mais ce n’est pas le seul message car, de manière tout à fait opposée aux signes impressionnants, puissants, violents qui doivent marquer la déliquescence du monde fondée sur l’égoïsme et l’exaltation de soi, le Seigneur nous appelle à l’éveil afin de savoir discerner dans ce vacarme, dans cette peur qui peut nous saisir, les signes cachés, inaudibles, de l’avènement du Royaume. L’image du figuier en est une belle métaphore : qui prêterait attention aux bourgeons d’un figuier quand de grands dangers le menacent ? Ainsi, aujourd’hui, le rapport de la CIASE est-il un véritable cataclysme pour l’Eglise de France : ce signe est bel et bien celui de l’échec. Ce signe apparent qui va dans le sens d’un déclin de la crédibilité de l’Eglise, de son autorité, de son pouvoir sur les consciences, peut nous effrayer si nous oublions les paroles du Seigneur nous invitant à rester éveillés et à discerner les signes, imperceptibles de manière immédiate, non pas d’une mort mais d’une vie qui commence à poindre, d’un bourgeon ! En perdant son apparence de perfection, en se trouvant détrônée comme autorité morale universelle qu’elle a été pendant des siècles, en s’appauvrissant même pour répondre à la détresse des victimes, l’Eglise ne meurt pas : elle se transforme. En se libérant de sa posture d’excellence et de supériorité, elle se montre telle qu’elle est : laborieuse, pécheresse dans ses membres, mais aussi incroyablement fidèle et persévérante dans son attachement au Seigneur. Par ce scandale, l’Eglise telle une étoile est comme jetée sur la terre car elle ne peut plus prétendre à éclairer dans une position de supériorité. Dans cet appauvrissement, cet abaissement même, ne peut-on pas discerner un bourgeon, l’Eglise dans son ultime transformation ?  Ne sommes-nous pas invités par Dieu à y découvrir, cachée, l’espérance de son ultime métamorphose, celle qui, en la rendant pauvre et humble, lui permettra d’accomplir la dernière étape de son histoire et de sa mission ? Frères et sœurs, nous poursuivons notre méditation des mises en garde de Jésus afin que nous nous nous préparions à discerner les signes des temps. Ce discernement n’est pas une sorte de représentation précise de la chronologie des événements conduisant au retour du Seigneur qui nous permettrait, le moment venu, de ne pas être surpris. Une des constantes des mises en garde de Jésus, en effet, c’est que cet instant sera soudain et surprenant ! Nul ne connaît ni le jour ni l’heure… Alors pourquoi autant insister sur ces signes et les détailler ? D’ailleurs, à trop les entendre, on peut finir par prendre peur ! Sans doute est-ce d’abord parce que l’accumulation des dangers, des violences, des échecs pourrait nous faire douter en ce que nous vivons, faisons, en la fécondité de nos prières. « N’ayez pas peur » pourrait donc être la parole clé de toutes ces prophéties. Mais ce n’est pas le seul message car, de manière tout à fait opposée aux signes impressionnants, puissants, violents qui doivent marquer la déliquescence du monde fondée sur l’égoïsme et l’exaltation de soi, le Seigneur nous appelle à l’éveil afin de savoir discerner dans ce vacarme, dans cette peur qui peut nous saisir, les signes cachés, inaudibles, de l’avènement du Royaume. L’image du figuier en est une belle métaphore : qui prêterait attention aux bourgeons d’un figuier quand de grands dangers le menacent ? Ainsi, aujourd’hui, le rapport de la CIASE est-il un véritable cataclysme pour l’Eglise de France : ce signe est bel et bien celui de l’échec. Ce signe apparent qui va dans le sens d’un déclin de la crédibilité de l’Eglise, de son autorité, de son pouvoir sur les consciences, peut nous effrayer si nous oublions les paroles du Seigneur nous invitant à rester éveillés et à discerner les signes, imperceptibles de manière immédiate, non pas d’une mort mais d’une vie qui commence à poindre, d’un bourgeon ! En perdant son apparence de perfection, en se trouvant détrônée comme autorité morale universelle qu’elle a été pendant des siècles, en s’appauvrissant même pour répondre à la détresse des victimes, l’Eglise ne meurt pas : elle se transforme. En se libérant de sa posture d’excellence et de supériorité, elle se montre telle qu’elle est : laborieuse, pécheresse dans ses membres, mais aussi incroyablement fidèle et persévérante dans son attachement au Seigneur. Par ce scandale, l’Eglise telle une étoile est comme jetée sur la terre car elle ne peut plus prétendre à éclairer dans une position de supériorité. Dans cet appauvrissement, cet abaissement même, ne peut-on pas discerner un bourgeon, l’Eglise dans son ultime transformation ?  Ne sommes-nous pas invités par Dieu à y découvrir, cachée, l’espérance de son ultime métamorphose, celle qui, en la rendant pauvre et humble, lui permettra d’accomplir la dernière étape de son histoire et de sa mission ?


      Père Frédéric-Marie